vivre autrement

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Il n’y a pas de petit profit

Mon frère a quitté le bled du milieu de l’atlas marocain au début des années 60. La compagnie des mines avait envoyé sur place un recruteur, celui-ci  a serait la main de mon frère, on a apprécié les calles, en n’a déduit que sa stature, l’état de ses mains ferait de lui un bon ouvrier pour les mines de Loraine. Et voila comment mon frère  jeune et plein de force a quitté son pays pour venir travailler 10 h par jour au fond de la mine. Au bout de 20 ans de se travail on a fermé la mine et reconverti mon frère dans le BTP et durant les 20 années qui ont suivi celui ci a par tout les temps étalé le goudron sur nos route. Au bout d’une nouvelle 20 d’année on lui a donnée son droit à la retraite. 800 euros par mois, voila le prix de sa force, de cette force qui l’a laissé à la mine et au bord des routes. Les 10 années suivantes mon frère  très épuisé les a vécus dans un foyer SONACOTRA ou du moins les première années pour se maintenir une activité qui a permit de se lier à d’autres il a fait le coiffeur bénévole. Puis sa santé déclinante il s’est alité, achevant de  dépérir pour mourir la sans jamais s’être fait soigner. Et maintenant que  je l’ai enterré il y a 2 jours je me retrouve dans cette chambre misérable que je dois vider. Je rassemble les papiers seul témoignages de son exil, une photo de moi à coté de son lit semble être son seul bien.

Il est vrai que son sacrifice n’a pas été vain. Grace à l’argent de mon ainé, j’ai pu aller à l’école, suivre une scolarité puis suivre des études, et aujourd’hui je suis professeur d’économie à l’université de rabat. La vie é plutôt douce et confortable comme pour racheter la sienne.

Et mon frère, homme méticuleux qui bien que ne sachant pas lire a classé par ordre chronologique toute ses courrier que je tiens maintenant dans les mains. Par une étude prolongé de cette liasse je tache de recomposer, d’imaginer, qu’elle a été cette vie à laquelle je dois tant.

La réalité, la brutalité qu’il a dut affronter m’étourdie.

En détaillant son relevé de compte, je découvre un univers que je ne croyais pas possible.

800 euros par mois et je découvre que mon frère homme ordonné et économe ne payait rien, ni par chèque ni par carte bancaire mais qu’il se livrait à des retraits régulier de 100 euros. Malheureusement ce qui apparaît aussi et que mon illettré de frère n’a pas du voir c’est que sa banque sous l’intitulé frais de guichet lui prélevait 25 euros à chacune de ses opérations. En frais de gestion elle lui facturé aussi la délivrance d’une carte bleu au prix de 70 euros par ans et cela depuis plus de 10 ans. Comment aurai t il put se servir de sa carte pour effectuer les retraits lui qui était incapable de lire ce que lui disait la machine. Quand on rajoute les retards de pensions, les accidents de paiements et les adjots que n’omettait jamais la banque. Je découvre effaré que ses 40% de son revenu que s’accaparer la grande machine bancaire.

J’ai beau être professeur d’économie il me semble que si nous ne laissons pas la place à l’humain, la grande machine va nous dévorer tous. Je me sens coupable non pas d’avoir exploité mais d’avoir profité de l’exploitation qui était fête à cet homme et à laquelle il a consenti tous ça pour ma liberté et aujourd’hui ma liberté a le gout des cendres de mon frère.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le 19 avril, 2011
A 18:08
Commentaires : 0
 

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