vivre autrement

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La seinteté et la bonne santé

Michel Piccoli vient d’être élu pape chez Nanni Moretti. Un grand pat vers la sainteté. Il reste néanmoins une étape importante pour être canonisé : le miracle. Dans le seul souci de faire reconnaître la sainteté de Michel Piccoli, je lui propose d’essayer son miracle sur moi. Me restaurer serait la dernière marche avant la sainteté. Pour Michel Piccoli qui a plusieurs fois raconté son deal avec le bon Dieu, obtention d’une demi-éternité, voila là le moyen de s’assurer l’Eternité pour les siècles et les siècles à venir.

Encore un effort peut être le dernier, mais tout cela me parait en bonne voix. C’est avec humilité teinté d’impatience que j’attends donc que Michel accomplisse son miracle. Pour une vraie satisfaction mutuelle.

A défaut de ma personne, je lui conseil aussi d’agir auprès d’Ivanna. Et puis deux c’est toujours plus sur qu’un seul.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le 19 avril, 2011
A 18:09
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Indignation, engagement

Confortablement installé dans le salon de ce belle appartement de centre ville que me prête Madame le député maire. Je regarde à la télévision Bernard Kouchner interrogé par Anne Sinclair. Celui-ci nous défend le ne pas rajouté la guerre à la guerre, cher à son Président. Sa rhétorique l’amène à décréter la paix comme valeur suprême. Et c’est bien vrai, si les victimes avaient le bon sens de subir leur sort sans se défendre, ni même essayai de relever la tète, l’empire romain existerai toujours, le troisième Reich serait solidement implanté  à paris, les colonies seraient restés, l’Algérie ne serait pas indépendante… a oui vraiment la valeur de la paix et souvent mise en cause par les victimes.

Fort de ma révolte, d’un geste brusque  j’ouvre en grand  la fenêtre du salon. Il y a la dans la rue une dizaine de personnes, seul deux d’entre eux accorde un bref coup d’œil à mon acte théâtrale. Malheureusement, des qu’ils constatent que ce n’est pas leur député maire qui s’adresse à eux, ils se détournent vite de moi et retournent à leurs affaires.

Mais comment se que j’ai à dire n’intéresse personne ? Mon démentie ou message de Kouchner n’aurait aucun sens. Alors comment être audible.

Je suis partis habiter à Sarajevo, et cette pensée restait identique tout à coup se trouvait audible et justifiable.

Ce n’est pas temps la qualité ou pas d’un discourt, c’est juste d’où l’on parle.

 

L’indignation seule ne mène à rien, seul agir a une importance. Heureusement que chacun de nous peu à titre individuel choisir d’agir.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:09
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Il n’y a pas de petit profit

Mon frère a quitté le bled du milieu de l’atlas marocain au début des années 60. La compagnie des mines avait envoyé sur place un recruteur, celui-ci  a serait la main de mon frère, on a apprécié les calles, en n’a déduit que sa stature, l’état de ses mains ferait de lui un bon ouvrier pour les mines de Loraine. Et voila comment mon frère  jeune et plein de force a quitté son pays pour venir travailler 10 h par jour au fond de la mine. Au bout de 20 ans de se travail on a fermé la mine et reconverti mon frère dans le BTP et durant les 20 années qui ont suivi celui ci a par tout les temps étalé le goudron sur nos route. Au bout d’une nouvelle 20 d’année on lui a donnée son droit à la retraite. 800 euros par mois, voila le prix de sa force, de cette force qui l’a laissé à la mine et au bord des routes. Les 10 années suivantes mon frère  très épuisé les a vécus dans un foyer SONACOTRA ou du moins les première années pour se maintenir une activité qui a permit de se lier à d’autres il a fait le coiffeur bénévole. Puis sa santé déclinante il s’est alité, achevant de  dépérir pour mourir la sans jamais s’être fait soigner. Et maintenant que  je l’ai enterré il y a 2 jours je me retrouve dans cette chambre misérable que je dois vider. Je rassemble les papiers seul témoignages de son exil, une photo de moi à coté de son lit semble être son seul bien.

Il est vrai que son sacrifice n’a pas été vain. Grace à l’argent de mon ainé, j’ai pu aller à l’école, suivre une scolarité puis suivre des études, et aujourd’hui je suis professeur d’économie à l’université de rabat. La vie é plutôt douce et confortable comme pour racheter la sienne.

Et mon frère, homme méticuleux qui bien que ne sachant pas lire a classé par ordre chronologique toute ses courrier que je tiens maintenant dans les mains. Par une étude prolongé de cette liasse je tache de recomposer, d’imaginer, qu’elle a été cette vie à laquelle je dois tant.

La réalité, la brutalité qu’il a dut affronter m’étourdie.

En détaillant son relevé de compte, je découvre un univers que je ne croyais pas possible.

800 euros par mois et je découvre que mon frère homme ordonné et économe ne payait rien, ni par chèque ni par carte bancaire mais qu’il se livrait à des retraits régulier de 100 euros. Malheureusement ce qui apparaît aussi et que mon illettré de frère n’a pas du voir c’est que sa banque sous l’intitulé frais de guichet lui prélevait 25 euros à chacune de ses opérations. En frais de gestion elle lui facturé aussi la délivrance d’une carte bleu au prix de 70 euros par ans et cela depuis plus de 10 ans. Comment aurai t il put se servir de sa carte pour effectuer les retraits lui qui était incapable de lire ce que lui disait la machine. Quand on rajoute les retards de pensions, les accidents de paiements et les adjots que n’omettait jamais la banque. Je découvre effaré que ses 40% de son revenu que s’accaparer la grande machine bancaire.

J’ai beau être professeur d’économie il me semble que si nous ne laissons pas la place à l’humain, la grande machine va nous dévorer tous. Je me sens coupable non pas d’avoir exploité mais d’avoir profité de l’exploitation qui était fête à cet homme et à laquelle il a consenti tous ça pour ma liberté et aujourd’hui ma liberté a le gout des cendres de mon frère.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:08
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Dance

Danse

 

Tétraplégique paresthésie.

. Nous sommes en Août 2003 et le médecin a l’air très grave en me l’annonçant. Grave, je l’entends au son de sa voix car je ne vois pas, je ne vois plus. Tétraplégie, le mot est terrible. J’ai 38 ans, dehors il fait beau, le soleil inonde cet été caniculaire, je plonge dans l’hiver. Février 2007, Priscilla me dit son désir que nous dansions ensemble. Je ne suis pas danseur, je ne l’ai jamais été. Et puis que pourrais-je dire avec ce corps qui m’est finalement tellement inconnu et pourtant je suis là sur le plateau, paralysé et pas que par le trac. J’ai taché d’accomplir cette longue route qui me mène aujourd’hui à vous. Priscilla fut mon compagnon, mon guide sur ce chemin. Auprès d’elle j’ai tenté de réhabiter ce corps si fragile, si encombrant. Comment transformer le plomb en plume ? Belle question pour l’alchimie de la danse. Le résultat vous allez  le voir, mais il

importe moins que ce que vous ne verrez pas c’est-à-dire le cheminement, les expériences qu’a fait ce corps.

 

Tétraplégie, mais qu’est-ce que cela peut vouloir dire tant que je me rêve oiseau. Si vous me voyez enclume ce sont vos yeux qui vous trompent, car je vous le promets : je suis oiseau

Dans : Dance
Par vincent0fritschi
Le
A 17:39
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Not for unsteady souls

Dans : Dance
Par vincent0fritschi
Le
A 17:37
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Elle est partie ; emmenant les mots .Elle me laisse le silence en héritage, le silence, nos souvenirs. Silences  plénitudes  partagés.

Nos rires nos paroles disparus reste le silence.

 Les mots qui crient, qui créent la réalité, je ne les trouve plus. Tout cela a disparu il me reste les mots utilitaires, inutiles.

 

As-tu pensais   –au café 

-au pain 

 Au vin 

 

 Ces mots ne nourrissent pas.

 Disette. Affamé.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le 18 avril, 2011
A 18:47
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Sauveur du monde 

 

 

Guerre, Sarajevo ; Nouvelle ville, nouveau pays, langue inconnue. J’arrive et ce soir mon hôte m’invite dans un restaurant .Je ne m’imaginais même pas que des restaurants puissent fonctionner.

La musique remplace la lumière. Elle interdit toute conversation.  Nermin ne parle que le serbo-croate, pas moi. Donc musique. Il a choisit pour moi dans une carte  incompréhensible. Maintenant je crois savoir qu’il veut à tout prix payer. Son regard fixe me décourage de toute politesse et le laisse régler. Nous enfilons nos vestes il se raidit, inspire, sort son arme, et se shoote une balle dans la bouche.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:47
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Bien entendu  la nouvelle de vôtre arrestation m’a fortement remué, et depuis je tâche

De me remuer en v faveur de vôtre libération et vôtre retour à Sarajevo. Mais les gesticulations d’un paralysé produisent peu d’effets. Heureusement que vous ayez d’autres avocats même si votre meilleur plaidoyer reste votre vie et votre exemple

Mes amitiés sincères

Et même si toute cette aventure vous est pénible, je ne doute pas de vôtre force et de vôtre courage

 

Vincent

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:46
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Ce matin m’est revenu un souvenir très précis de Miroslav. Voilà vingt ans que je ne l’ai pas vu ni même pensé à lui. Pourtant le souvenir est très précis jusqu’au son. Miroslav avait quatorze ou seize ans à l’époque, il faisait partie d’un groupe de jeunes malades mentaux que la guerre avait obligé à déplacer. Ils étaient une vingtaine qui comme lui croupissaient depuis deux ans presque abandonnés dans un gymnase. Enfermés constamment ils ne recevaient pour seuls soins qu’une vague distribution quotidienne de nourriture. Le bâtiment lui-même souffrait de cette désaffection. Le plancher pourrissant sous l’effet des urines et selles dans lesquelles baignaient en permanence ses occupants. Aucun des naufragés échoués là ne possédaient le langage et cela les faisait autres comme éloignés de l’humanité. Mes amis avaient décidé de commencer leur intervention par des soins d’hygiène. Donc avant pour la douche.

Vruce  rouche chez

Des sons qui ne signifie rien et puis cela confirme le fait qu’il n’a pas l’usage de la parole. Pourtant je me rends compte aujourd’hui qu’il nous parlait. Le son de sa voie résonne dans mon oreille.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:46
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« Le jeune homme et la mort » 

 

Sur le perron, je prends un instant le soleil avant de rejoindre la voiture de l’autre côté de la rue. Tu surgis, à ce moment.  La grâce fragile de tes dix ans, le corps balançant, une danse pour un public connu de toi seul et dans lequel je m’invite. Toi ; au centre de ce monde, de la rue ; la ville et ses fracas ont disparu ;  seul avec  la lumière et  ce public invisible, léger aérien ;   tu t’engages dans le carrefour. Le mouvement se désarticule,  recule comme pour prendre un élan, et vacille ; je t’attrape au moment où parvient le bruit de la  détonation.. Nous finissons dans mes bras ; Nulles souffrances sur ton visage d’enfant étonné mais un petit sourire qui laisse entendre un rire. Tu pars avec un morceau de moi qui t’accompagne. Toujours.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:45
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