vivre autrement

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not for undeasly souls

Elle est assise au centre, elle l’attend, le défie. Lui, dans son fauteuil roulant, mesure le gouffre qui les sépare. Et pourtant cette distance lentement il la parcourt. Elle se joint à lui et commence une danse qui les verra réunis pendant trente minutes. Ce duo, à corps perdu, aux corps fracassés est une invitation, à nous rendre compte que ,si nous sommes tous bancales, nous pouvons nous appuyer les uns sur les autres. Dans cet équilibre renouvelé, les deux danseurs nous entraînent dans une recherche de VIE. Il n’y a plus sur scène qu’un homme et une femme qui s’équilibrent, se déséquilibrent que pour mieux se retrouver.

L’anormalité est-elle dans le regard ou sur le plateau ?

Plaidoyer pour une humanité retrouvée.

Dans : Dance
Par vincent0fritschi
Le 20 avril, 2011
A 16:21
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Le président et l’histoire

Elle sent le renfermé et la vieille poussière. Une odeur de Charles Martel mêlée d’effluves de jeanne d’Arc. Un fumet de napoléon III pour une essence de Pétainisme.

Après le Travail,
la Patrie : et si l’on site Jaurès et Guy Mollet ni l’un ni l’autre ne sont morts pour

la France. Le premier est tombé sous les balles imbéciles et bornées du nationalisme étroit, l’autre au nom d’une utopie sociale économique et politique. Si votre France fait appel a l’histoire la nôtre s’écrit en apocryphe. A.N.P.E, A.C.D.I.C, C.P.A.M, R.M.I .de Z.U.P en Z.E.P, R.S.A vos proposition d’avenir un C.P.E. Non merci.

Demain vous tenterez de récupérer la révolte des Canuts,
la Commune et tout ce qui fait l’histoire social et politique de ce pays. Malheureusement nous n’en avez que la geste alors que nous c’est leur flemme qui nous tient au cœur.

Dans : Politique
Par vincent0fritschi
Le
A 16:20
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Thierry

Je ne suis ton aîné que d’un an. Aujourd’hui, vingt cinq ans nous séparent. Si tu t’éloignes dans le temps, tu te rapproches d’autant dans l’espace. Première expérience de la mort proche. Nuit d’été, sur une petite route tu t’es envolé. Je n’ai jamais voulu savoir les circonstances, elles n’auraient rien amené. Le centre reste cette disparition brutale, cet arrachement d’un membre à un corps vivant. Ce blanc que tu laisses sur la carte, a crée un réaménagement géographique où tu tiens tout ton espace mais n’est plus dans la temporalité.

C’est cela la mort. Elle n’est que l’expérience douloureuse d’une seule dimension. Le temps.

L’espace vient alors le chapoter dans un mouvement de balancier. Tu es toujours assis à côté de moi.

 Le temps passe mais les lèvres de la plaie conservent la même distance.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le 19 avril, 2011
A 18:11
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T’es pas cap

T’es pas cap 

Saut dans le temps, ramené vingt-cinq ans en arrière comment pas cap ? Moi, pas cap ?

Cap de traverser la rue les yeux bandés, cap de lancer un caillou plus loin que la rivière, cap de pisser plus loin que les étoiles ; cap de greffer les ailes d’une mouche à une sauterelle.

Que celui qui n’a jamais déchiré une aile de mouche en tentant l’opération, me jette la première pierre.

Cap je le suis de tout. De tout.

Voila comment je me retrouve à glisser sur ce parquet,  vêtu d’un tutu rose

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:10
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La seinteté et la bonne santé

Michel Piccoli vient d’être élu pape chez Nanni Moretti. Un grand pat vers la sainteté. Il reste néanmoins une étape importante pour être canonisé : le miracle. Dans le seul souci de faire reconnaître la sainteté de Michel Piccoli, je lui propose d’essayer son miracle sur moi. Me restaurer serait la dernière marche avant la sainteté. Pour Michel Piccoli qui a plusieurs fois raconté son deal avec le bon Dieu, obtention d’une demi-éternité, voila là le moyen de s’assurer l’Eternité pour les siècles et les siècles à venir.

Encore un effort peut être le dernier, mais tout cela me parait en bonne voix. C’est avec humilité teinté d’impatience que j’attends donc que Michel accomplisse son miracle. Pour une vraie satisfaction mutuelle.

A défaut de ma personne, je lui conseil aussi d’agir auprès d’Ivanna. Et puis deux c’est toujours plus sur qu’un seul.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:09
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Indignation, engagement

Confortablement installé dans le salon de ce belle appartement de centre ville que me prête Madame le député maire. Je regarde à la télévision Bernard Kouchner interrogé par Anne Sinclair. Celui-ci nous défend le ne pas rajouté la guerre à la guerre, cher à son Président. Sa rhétorique l’amène à décréter la paix comme valeur suprême. Et c’est bien vrai, si les victimes avaient le bon sens de subir leur sort sans se défendre, ni même essayai de relever la tète, l’empire romain existerai toujours, le troisième Reich serait solidement implanté  à paris, les colonies seraient restés, l’Algérie ne serait pas indépendante… a oui vraiment la valeur de la paix et souvent mise en cause par les victimes.

Fort de ma révolte, d’un geste brusque  j’ouvre en grand  la fenêtre du salon. Il y a la dans la rue une dizaine de personnes, seul deux d’entre eux accorde un bref coup d’œil à mon acte théâtrale. Malheureusement, des qu’ils constatent que ce n’est pas leur député maire qui s’adresse à eux, ils se détournent vite de moi et retournent à leurs affaires.

Mais comment se que j’ai à dire n’intéresse personne ? Mon démentie ou message de Kouchner n’aurait aucun sens. Alors comment être audible.

Je suis partis habiter à Sarajevo, et cette pensée restait identique tout à coup se trouvait audible et justifiable.

Ce n’est pas temps la qualité ou pas d’un discourt, c’est juste d’où l’on parle.

 

L’indignation seule ne mène à rien, seul agir a une importance. Heureusement que chacun de nous peu à titre individuel choisir d’agir.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:09
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Il n’y a pas de petit profit

Mon frère a quitté le bled du milieu de l’atlas marocain au début des années 60. La compagnie des mines avait envoyé sur place un recruteur, celui-ci  a serait la main de mon frère, on a apprécié les calles, en n’a déduit que sa stature, l’état de ses mains ferait de lui un bon ouvrier pour les mines de Loraine. Et voila comment mon frère  jeune et plein de force a quitté son pays pour venir travailler 10 h par jour au fond de la mine. Au bout de 20 ans de se travail on a fermé la mine et reconverti mon frère dans le BTP et durant les 20 années qui ont suivi celui ci a par tout les temps étalé le goudron sur nos route. Au bout d’une nouvelle 20 d’année on lui a donnée son droit à la retraite. 800 euros par mois, voila le prix de sa force, de cette force qui l’a laissé à la mine et au bord des routes. Les 10 années suivantes mon frère  très épuisé les a vécus dans un foyer SONACOTRA ou du moins les première années pour se maintenir une activité qui a permit de se lier à d’autres il a fait le coiffeur bénévole. Puis sa santé déclinante il s’est alité, achevant de  dépérir pour mourir la sans jamais s’être fait soigner. Et maintenant que  je l’ai enterré il y a 2 jours je me retrouve dans cette chambre misérable que je dois vider. Je rassemble les papiers seul témoignages de son exil, une photo de moi à coté de son lit semble être son seul bien.

Il est vrai que son sacrifice n’a pas été vain. Grace à l’argent de mon ainé, j’ai pu aller à l’école, suivre une scolarité puis suivre des études, et aujourd’hui je suis professeur d’économie à l’université de rabat. La vie é plutôt douce et confortable comme pour racheter la sienne.

Et mon frère, homme méticuleux qui bien que ne sachant pas lire a classé par ordre chronologique toute ses courrier que je tiens maintenant dans les mains. Par une étude prolongé de cette liasse je tache de recomposer, d’imaginer, qu’elle a été cette vie à laquelle je dois tant.

La réalité, la brutalité qu’il a dut affronter m’étourdie.

En détaillant son relevé de compte, je découvre un univers que je ne croyais pas possible.

800 euros par mois et je découvre que mon frère homme ordonné et économe ne payait rien, ni par chèque ni par carte bancaire mais qu’il se livrait à des retraits régulier de 100 euros. Malheureusement ce qui apparaît aussi et que mon illettré de frère n’a pas du voir c’est que sa banque sous l’intitulé frais de guichet lui prélevait 25 euros à chacune de ses opérations. En frais de gestion elle lui facturé aussi la délivrance d’une carte bleu au prix de 70 euros par ans et cela depuis plus de 10 ans. Comment aurai t il put se servir de sa carte pour effectuer les retraits lui qui était incapable de lire ce que lui disait la machine. Quand on rajoute les retards de pensions, les accidents de paiements et les adjots que n’omettait jamais la banque. Je découvre effaré que ses 40% de son revenu que s’accaparer la grande machine bancaire.

J’ai beau être professeur d’économie il me semble que si nous ne laissons pas la place à l’humain, la grande machine va nous dévorer tous. Je me sens coupable non pas d’avoir exploité mais d’avoir profité de l’exploitation qui était fête à cet homme et à laquelle il a consenti tous ça pour ma liberté et aujourd’hui ma liberté a le gout des cendres de mon frère.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:08
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Dance

Danse

 

Tétraplégique paresthésie.

. Nous sommes en Août 2003 et le médecin a l’air très grave en me l’annonçant. Grave, je l’entends au son de sa voix car je ne vois pas, je ne vois plus. Tétraplégie, le mot est terrible. J’ai 38 ans, dehors il fait beau, le soleil inonde cet été caniculaire, je plonge dans l’hiver. Février 2007, Priscilla me dit son désir que nous dansions ensemble. Je ne suis pas danseur, je ne l’ai jamais été. Et puis que pourrais-je dire avec ce corps qui m’est finalement tellement inconnu et pourtant je suis là sur le plateau, paralysé et pas que par le trac. J’ai taché d’accomplir cette longue route qui me mène aujourd’hui à vous. Priscilla fut mon compagnon, mon guide sur ce chemin. Auprès d’elle j’ai tenté de réhabiter ce corps si fragile, si encombrant. Comment transformer le plomb en plume ? Belle question pour l’alchimie de la danse. Le résultat vous allez  le voir, mais il

importe moins que ce que vous ne verrez pas c’est-à-dire le cheminement, les expériences qu’a fait ce corps.

 

Tétraplégie, mais qu’est-ce que cela peut vouloir dire tant que je me rêve oiseau. Si vous me voyez enclume ce sont vos yeux qui vous trompent, car je vous le promets : je suis oiseau

Dans : Dance
Par vincent0fritschi
Le
A 17:39
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Not for unsteady souls

Dans : Dance
Par vincent0fritschi
Le
A 17:37
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Elle est partie ; emmenant les mots .Elle me laisse le silence en héritage, le silence, nos souvenirs. Silences  plénitudes  partagés.

Nos rires nos paroles disparus reste le silence.

 Les mots qui crient, qui créent la réalité, je ne les trouve plus. Tout cela a disparu il me reste les mots utilitaires, inutiles.

 

As-tu pensais   –au café 

-au pain 

 Au vin 

 

 Ces mots ne nourrissent pas.

 Disette. Affamé.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le 18 avril, 2011
A 18:47
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