vivre autrement

Bienvenue sur mon blog

 

Sauveur du monde 

 

 

Guerre, Sarajevo ; Nouvelle ville, nouveau pays, langue inconnue. J’arrive et ce soir mon hôte m’invite dans un restaurant .Je ne m’imaginais même pas que des restaurants puissent fonctionner.

La musique remplace la lumière. Elle interdit toute conversation.  Nermin ne parle que le serbo-croate, pas moi. Donc musique. Il a choisit pour moi dans une carte  incompréhensible. Maintenant je crois savoir qu’il veut à tout prix payer. Son regard fixe me décourage de toute politesse et le laisse régler. Nous enfilons nos vestes il se raidit, inspire, sort son arme, et se shoote une balle dans la bouche.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le 18 avril, 2011
A 18:47
Commentaires : 0
 
 

Bien entendu  la nouvelle de vôtre arrestation m’a fortement remué, et depuis je tâche

De me remuer en v faveur de vôtre libération et vôtre retour à Sarajevo. Mais les gesticulations d’un paralysé produisent peu d’effets. Heureusement que vous ayez d’autres avocats même si votre meilleur plaidoyer reste votre vie et votre exemple

Mes amitiés sincères

Et même si toute cette aventure vous est pénible, je ne doute pas de vôtre force et de vôtre courage

 

Vincent

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:46
Commentaires : 0
 
 

Ce matin m’est revenu un souvenir très précis de Miroslav. Voilà vingt ans que je ne l’ai pas vu ni même pensé à lui. Pourtant le souvenir est très précis jusqu’au son. Miroslav avait quatorze ou seize ans à l’époque, il faisait partie d’un groupe de jeunes malades mentaux que la guerre avait obligé à déplacer. Ils étaient une vingtaine qui comme lui croupissaient depuis deux ans presque abandonnés dans un gymnase. Enfermés constamment ils ne recevaient pour seuls soins qu’une vague distribution quotidienne de nourriture. Le bâtiment lui-même souffrait de cette désaffection. Le plancher pourrissant sous l’effet des urines et selles dans lesquelles baignaient en permanence ses occupants. Aucun des naufragés échoués là ne possédaient le langage et cela les faisait autres comme éloignés de l’humanité. Mes amis avaient décidé de commencer leur intervention par des soins d’hygiène. Donc avant pour la douche.

Vruce  rouche chez

Des sons qui ne signifie rien et puis cela confirme le fait qu’il n’a pas l’usage de la parole. Pourtant je me rends compte aujourd’hui qu’il nous parlait. Le son de sa voie résonne dans mon oreille.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:46
Commentaires : 0
 
 

« Le jeune homme et la mort » 

 

Sur le perron, je prends un instant le soleil avant de rejoindre la voiture de l’autre côté de la rue. Tu surgis, à ce moment.  La grâce fragile de tes dix ans, le corps balançant, une danse pour un public connu de toi seul et dans lequel je m’invite. Toi ; au centre de ce monde, de la rue ; la ville et ses fracas ont disparu ;  seul avec  la lumière et  ce public invisible, léger aérien ;   tu t’engages dans le carrefour. Le mouvement se désarticule,  recule comme pour prendre un élan, et vacille ; je t’attrape au moment où parvient le bruit de la  détonation.. Nous finissons dans mes bras ; Nulles souffrances sur ton visage d’enfant étonné mais un petit sourire qui laisse entendre un rire. Tu pars avec un morceau de moi qui t’accompagne. Toujours.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:45
Commentaires : 0
 
 

A une autre époque tous aurait honoré le général Divjak  comme un « juste » Son crime si crime il y a n’est pas de s’être rangé a la politique du président de la Bosnie Izetbegovic non s’est d’avoir maintenue son action militaire a un cadre républicain. Refus qu’une armée se retourne contre des institutions démocratiques et contre une partie de la population. A l’heure ou de Tunis au Caire ou loue la sagesse des militaires qui refusent de faire feu sur leur population on emprisonne cet homme qu’avec honneur j’appelle mon général 

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:45
Commentaires : 0
 
 

Jovan va s’installer en face de chez Drago alors qu’ils avaient 3 ans.  Rapidement amis ils partageaient des batailles de boule de neige, longues glissades en vue.

Plus tard ils se retrouvèrent dans la même classe d’école, suivie ensuite par le collège. Adolescents ils furent tous deux amoureux de Sanella qui les tend dans une égale indifférence. Ce fut le temps des premières sorties, concerts, cafés.

Ensuite leur parcours les éloignèrent, l’un entrant en formation de dentiste pendant que l’autre devenait mécanicien.

Toute une enfance.

Aujourd’hui leur seul lien est cette balle que Drago vient de tirer et qui poursuit sa route vers la tête de Jovan.

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:44
Commentaires : 0
 
 

Elle arrête la voiture au milieu du carrefour le plus exposé de la ville. C’est une folie, comme tout autour d’elle. Jeune, grande, belle, voulant être au-delà de cette odeur de mort qui anéantit toute tentative de vie. Alors, elle se tourne vers l’amant du moment, l’attire à elle et commence le bal des corps. Elle ne se donne pas à lui mais elle le prend, le dévore,  de toute sa hargne joyeuse. Elle se sait dans l’œil du sniper, et cela augmente son désir. Et elle se repaît auprès de son partenaire. Les corps ne forment plus qu’un, masse endoyante offerte au regard des tueurs. Et cela rend l’instant incandescent.  Elle est cette intensité. Elle brûle, brûle son homme et s’abandonne à un dernier cri.

 

Au loin, les tireurs, l’œil rivé à la lunette ont depuis longtemps renoncé à faire feu

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:43
Commentaires : 0
 
 

L’aube. Il  inspecte ce champ laissé en jachère depuis 4 ans et que borde la foret. Il se penche essayant de deviner parmi les herbes folles les traces de brisées. Infimes indices de passage lisibles que par le chasseur. La végétation courbée laisse supposer que c’est là. Là que se fait la sortie du bois, la traversée de l’espace nu jusqu’aux forets qui recouvrent l’autre versant de la colline… Il s’éloigne, cherche un poste qui le rende invisible, contre le vent, le découvre, et s’y tapis et commence son attente. Il est invisible, à bonne distance, les laisser sortir du bois, s’exposer puis tirer le dernier, leur couper la retraite vers l’abri. Un bruit de branche cassé, des pas furtifs, il fait jouer la culasse de son arme, engage les munitions au moment où apparaît dans la lunette la colonne d’hommes venant de Srebrenica

Dans : Petit récits
Par vincent0fritschi
Le
A 18:42
Commentaires : 0
 
 

15/04/2001

Ils nous ont tellement menti.

Des plus hautes autorités de l’Etat, se veulent rassurantes à propos du parc nucléaire Français. On aimerait les croire. Mais comment oublier leurs mensonges ?

- Le nuage de Tchernobyl, c’est arrêté à la frontière

- Si tout avait été prévu de la conception, pourquoi a-t-il fallut surélever les digues après la tempête Xintia ?

- Dans l’affaire dite «  du sang contaminé » les hautes autorités administratives et politiques, ont forcément fait passer la sécurité avant toute considération économique.

Quelque soit leur discours actuelle, ils ne résistent pas à la lumière des actes antérieur. Espérons que les centrales soit mieux construite que leurs discours.

L’échelle nationale est-elle pertinente ?

Qui me fera croire qu’un accident nucléaire majeur, qui se produirait en Bulgarie, n’aurait pas de conséquence sur nous ? Le risque du nucléaire, nous le faisons porter sur des populations beaucoup plus importantes que les bénéficiaires. Peut on réellement abdiquer ratio risque / bénéfice à des personnes qui n’en tire aucuns bénéfices. Ce nucléaire est encore un lieu d’expression de nos égoïsmes. 

Dans : Non classé
Par vincent0fritschi
Le 15 avril, 2011
A 16:58
Commentaires : 0
 
 

13/04/2011

Olivier Py, n’est donc pas reconduit à la tète de l’Odéon. Pour quel crime ? Peut être l’ouverture vers le sud. Toujours est –il que cet homme a ouvert des perspectives intéressantes à L’Odéon. Encore un signe pour ma génération qu’il nous faudra patienter. Dommage dommage, quand le monde s’accélère, il nous faut des lieux pour essayer de le penser, avec ses yeux encore jeunes mais qui ont déjà 25 ans d’expérience derrière eux. Olivier Py a représenté se regard du haut de l’Odéon, et ce regard la qui nous manquera. C’est surtout à l’institution que manquera se regard. Car c’est elle qui s’ampute de se pluriel.

Bon vent Olivier , et dommage pour eux , des idiots.

Dans : Non classé
Par vincent0fritschi
Le 13 avril, 2011
A 16:51
Commentaires : 0
 
1...89101112
 
 

Chaire de recherche en étud... |
bucephal77500 |
Séjour solidaire entre géné... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Politiques Frictions
| Constitution Marocaine
| RCD game over